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Francophonie : les raisons de l’essoufflement

Par Fériel Berraies Guigny. Paris



Mr. ABDOU DIOUF SECRETAIRE GENERAL DE LA FRANCOPHONIE
Mr. ABDOU DIOUF SECRETAIRE GENERAL DE LA FRANCOPHONIE
A l’ère du franco scepticisme et à l’heure des replis identitaires dans le Monde, on s’interroge de plus en plus sur le devenir de la Francophonie en tant que projet fédérateur des peuples.

Mr PASCAL BONIFACE DIRECTEUR DE L 'IRIS PARIS
Mr PASCAL BONIFACE DIRECTEUR DE L 'IRIS PARIS
La Francophonie à l’heure actuelle, a connu son heure de gloire, mais pour beaucoup, elle est vouée à une mort en devenir. Même certains intellectuels français dont Jacques Attali dans son rapport sur la croissance, exhorte au nécessaire apprentissage des langues étrangères dont l’anglais.

De même que des politiques réputés « fin diplomates » comme l’actuel Ministre Bernard Kouchner qui encourage également dans un de ses livres l’apprentissage de l’anglais ? Un coup fatal pour la langue de Molière qui disparaît de plus en plus des sphères de l'économie, des sciences, de la diplomatie ou comme langue parlée dans les organisations internationales.

En Tunisie, un dernier décret annonce la suppression de la langue française dans les disciplines universitaires, que penser ?

Tout cela, encouragé par la venue du « Globish » jargon de l’internet et des affaires, mélangé à de l’english, pour un effet « Globalisation style »

Mais au seuil de la Mondialisation et aux vues de l’isolationnisme politique de certains Etats, peut-il en être autrement ?

La frilosité par rapport au français en Europe est spectaculaire, le rejet politique en Afrique et dans certains pays du Monde arabe tout aussi épidermique. Autant de signes annonciateurs d’un début de périgée ?

D’utopie universaliste, le français deviendrait-il à terme, une langue morte ?

Qu’elle soit institutionnelle, internationale ou langue de cœur, la Francophonie peine aujourd’hui à convaincre de sa propre existence.

Pourtant au départ, la Charte de la Francophonie, se voyait servir un idéal politique et culturel de grande ampleur:


• Créer entre ses membres le partage de la langue française et les utiliser au service de la paix, de la coopération et du développement, avec pour objectifs d’aider à l’instauration et au développement de la démocratie, à la prévention des conflits et au soutien à l’État de droit et aux droits de l’homme ;


• Intensifier le dialogue des cultures et des civilisations ;
• Aider au rapprochement des peuples par leur connaissance mutuelle ;
• Participer au renforcement de leur solidarité par des actions de coopération multilatérale en vue de favoriser l’essor de leurs économies.

Aujourd’hui que reste t-il de ce projet fédérateur né durant la période de la décolonisation ? Une idée qui s’essouffle?

Ou la perception d’une velléité géostratégique qui se cache sous le prétexte d’une diversité culturelle encouragée ?

La 13e Conférence annuelle stratégique de l’IRIS, Institut des Relations Internationales et Stratégiques de Paris, s’est réunie pendant deux jours, le 6 et le 7 mai 2008 pour discuter du devenir de la Francophonie. Cet évènement organisé avec le soutien de l’OIF, Organisation Internationale de la Francophonie, Le Monde, RFI, et TV5 Monde, a permis de relancer le débat en conviant diverses personnalités qui se sont entretenues sur les points problématiques de l’heure : la place de la Francophonie dans la mondialisation, la Francophonie face à la diversité culturelle, et la Francophonie face au développement durable.

Pascal BONIFACE « La Francophonie est un enjeu stratégique »!

En Allocution d’ouverture, Le Directeur de l’IRIS Pascal Boniface a entamé les débats en rappelant l’impact stratégique de la Francophonie en tant qu’espace fédérateur entre les peuples et les Nations.

La Francophonie est le lien dans la différence des appartenances culturelles, mais aussi l’occasion de partager un espace en commun de réflexion intellectuelle. La Francophonie est un grand sujet souvent débattu qui reste paradoxalement méconnu. Le 13 ème Colloque stratégique de l’IRIS qui a pris pour thématique l’avenir de la Francophonie s’inscrit donc dans ce souci de sensibiliser l’opinion publique sur les objectifs et les contraintes, en prévision de la tenue du prochain Sommet de la Francophonie qui aura lieu ce mois d’octobre 2008 à Québec..


Alain JOYANDET ,Le Secrétaire d'Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie
Alain JOYANDET ,Le Secrétaire d'Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie
Alain JOYANDET « La Francophonie est et restera une priorité de la diplomatie française » !Le Secrétaire d'Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, M. Alain Joyandet a rendu un hommage appuyé à l’action du Secrétaire Général de la Francophonie, M. Abdou Diouf rappelant que la Francophonie est au cœur de la politique étrangère française. Par ailleurs, il a ajouté que sans l’Afrique, la Francophonie n’aurait pas d’avenir, ceci n’excluant pas pour autant l’apport des autres espaces, à savoir la France d’Outre Mer, ou les expatriés français qui constituent eux aussi des petits morceaux de la France.

Mais il rappelle aussi qu’il « ne s’agit pas de s’étendre pour s’étendre » mais qu’il s’agirait de constituer des Etats ayant comme langue officielle le français. Car de principe, tous les Etats de la planète ont la vocation de s’ouvrir à la Francophonie. Même ceux qui manifesteraient de l’intérêt pour les valeurs françaises, ou de l’attachement à la langue, pourraient également intervenir en tant qu’observateurs dans l’espace francophone. La langue française est un bien commun qu’il s’agit avant tout de préserver.

La Francophonie doit aussi être populaire pour permettre aux jeunes d’y adhérer dans le souci de pouvoir se projeter dans l’avenir. Pour ce faire, elle doit s’investir dans les nouvelles technologies de communication et dans l’enseignement, à travers le développement de campus numériques.

Tout un travail de mise en place d’un portail numérique francophone devra se faire pour servir ces objectifs. Et contrairement à ce que l’on pense, la Mondialisation est une chance pour la Francophonie car elle est la promesse d’une globalisation humaine et régulée. Parti de ce constat, il est aujourd’hui crucial de pouvoir construire une « Francophonie renforcée, moderne et partagée » qui soit vecteur d’avenir. Pour cela tous les partenaires de cet espace doivent participer au financement et au développement économique, la France ne saurait se suffire à elle seule. La Francophonie ne sauvait vivre en autarcie.


Abdou DIOUF « Envisager l’avenir de la Francophonie en la dissociant du Monde est …une erreur de perception et de stratégie » !Reprenant les recommandations du Ministre de la Coopération français, Abdou Diouf, Secrétaire Général de la Francophonie a rappelé l’actualité et la pertinence des préoccupations de la Francophonie qui ont toujours été axées sur les réalités du monde contemporain.

Des réalités que l’on ne saurait départager aujourd’hui de la globalisation. Citant Churchill, sur le fait que l’histoire des dernières décennies devrait nous amener à plus de prudence et de modestie dans nos prévisions, Abdou Diouf ajoute qu’en ce sens, prédire le devenir et la viabilité de la Francophonie, reste difficilement envisageable. Concrètement l’action de la Francophonie devra aussi s’engager dans une dynamique de cohérence, d’efficacité, en promouvant la coopération multilatérale tout en évitant la dispersion et l’accumulation des projets. Oui au rôle d’agitateurs d’idées et de catalyseurs de projets pour la Francophonie qui est la seule organisation à s’être construite autour du partage d’une langue et de valeurs.

« La Culture est un enjeu éminemment politique » qui servira à contrecarrer certains dévoiements qui pourraient amener au fameux choc entre les civilisations. Par la culture, il est possible de construire la paix et la sécurité, tout en restant fidèles au principe de la diversité culturelle et du pluralisme linguistique. L’Avenir de la Francophonie est aussi dans son passé, aujourd’hui il faut continuer à faire le lien pour un dialogue équilibré et apaisé entre toutes les Cultures. Seul le soutien des Etats et des gouvernements, des citoyens et des citoyennes fera avancer et grandir la Francophonie. Il faut aujourd’hui mettre en place « une Culture de l’évaluation et des résultats » !

Abordant la question de la Francophonie dans la mondialisation, les dangers de l’uniformisation des formes d’expression dans le Monde ont été mis en exergue.


Mongi BOUSNINA, Directeur général de l'Organisation arabe de l'Education, de la culture et de la science (ALECSO)
Mongi BOUSNINA, Directeur général de l'Organisation arabe de l'Education, de la culture et de la science (ALECSO)
[Mongi BOUSNINA « Le Monde arabe est attaché à l’expansion de la langue française » !]b

Mongi BOUSNINA, Ancien ministre de la Culture et ancien ambassadeur de Tunisie en France, Directeur général de l'Organisation arabe de l'Education, de la culture et de la science (ALECSO) a rappelé que la Francophonie et son devenir concerne le Monde arabe autant que le dialogue interculturel et les aléas imposés par la mondialisation. Beaucoup de régions, du Maghreb au Golfe et jusqu’au Moyen Orient, sont attachées au principe de la pluralité linguistique mais également à son enseignement.

Il a ajouté par ailleurs, que l’attachement à la langue française puisait ses racines dans un attachement historique, car l’arabophonie tout comme la francophonie ont des liens en commun datant de deux siècles. La Renaissance arabe a également puisé dans la langue française au XIXe siècle alors qu’elle s’ouvrait à la modernité au travers des sciences profanes. Les premières traductions de l’arabe se sont faites en français et les lumières ont apporté les réformateurs du Maghreb. Durant l’ère de la décolonisation, on a revendiqué l’enseignement du français alors même les valeurs de 1789 avaient influencé les mouvements nationalistes du Maghreb qui ont servi à l’indépendance.

La Francophonie appartient en fait à tous ceux qui ont en commun un ensemble de valeurs qui se voue à l’inter culturalisme et au plurilinguisme. Pourtant comment expliquer aujourd’hui le déclin de la Francophonie ? Est-ce l’inévitable survenue du tout anglais qui est passé de 45% à 73% au sein de la Commission Européenne alors que la francophonie peine à suivre ?

Il est clair que l’enjeu linguistique est avant tout un enjeu économique, et que « l’impérialisme culturel est devenu une nécessité » mais l’acquisition d’une langue se fait aussi dans l’optique de déboucher sur un emploi. En ce sens, la Francophonie est limitée dans ses moyens car « elle est fille d’une Mondialisation positive et non dominatrice » Si incontestablement elle est un pôle d’influence universel dans le Monde, elle est aussi boudée par une certaine élite.

Aujourd’hui, la Francophonie est à renouveler en incorporant en son sein le pluralisme linguistique et la diversité culturelle. Mais ce qui pose problème aujourd’hui, c’est que son apprentissage est coûteux dans les pays du Sud, les écoles sont payantes et élitistes, les manuels ne sont pas bon marché et la co-édition pour l’heure n’est pas du tout financée. La traduction stagne et la promotion de la langue française tout autant par conséquent. Aujourd’hui « nous sommes parvenus à une Francophonie des pauvres et une Francophonie des riches».

Aujourd’hui, les problèmes se sont aussi déplacés et c’est la pauvreté qui a pris le pas sur les préoccupations de la langue. On prédit pour demain 140 millions d’africains qui vont être touchés par la faim. La Francophonie ne doit pas se limiter au seul souci culturel, où à la gestion des conflits, elle doit également se doter d’un projet économique pour les francophones.

Léopold Sédar Senghor l’a dit, « il n’y a pas de nouvel ordre mondial qui tienne, sans le partage et l’équité des biens » ! mais pour cela il faut aussi un volontarisme politique. Aidé par le tout numérique, comme l’exhortait Abdou Diouf, alors peut être pourrons-nous parvenir à un dynamisme maîtrisé des civilisations. L’Europe est la seule à avoir construit la paix alors que le Monde arabe est toujours en conflit. « Pour arriver à une Francophonie positive et active il faudra parvenir à ce que le multilinguisme enseigne la culture de la paix et de la sécurité au Proche et Moyen Orient, en Irak, au Liban, et en Palestine.



Jacques LEGENDRE ,Ancien ministre, Sénateur, Secrétaire général de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie
Jacques LEGENDRE ,Ancien ministre, Sénateur, Secrétaire général de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie
Jacques LEGENDRE « On ne pourra pas défendre le français sans le respect des autres langues » ! Jacques LEGENDRE, Ancien ministre, Sénateur, Secrétaire général de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie a rappelé que dès le XVIe siècle, la langue française avait un rapport certain avec le Monde car elle était la langue la plus parlée, au même titre qu’aujourd’hui l’est l’anglais.

Ce n’est qu’au XIXe siècle que la Francophonie allait être inventée, amorçant la naissance diplomatique du concept. Donc à l’origine, le français avait pour vocation de se positionner par rapport au Monde entier. Un siècle plus tard, vers les années 60 à l’ère de la décolonisation, le français allait susciter la vocation de la francophonie qui va être appréhender presque comme un butin de guerre mais également comme instrument diplomatique des plus éclatants.

Aujourd’hui la définition d’Etat francophone prête à caution, et le français est parlé par des Etats, des minorités ethniques ou l’élite de certains pays. D’autres pays comme l’Algérie ou Israël vont à l’inverse, refuser d’y adhérer. Une dialectique s’est installée entre ceux qui pensent que le français est la langue de la liberté et ceux qui au contraire, la perçoive comme la langue du dominant.

Signifiant une Francophonie en difficulté qui se cherche entre le choix de l’élargissement ou de l’approfondissement. Aujourd’hui, le marché des langues fait que le Français doit continuer de figurer parmi les dix langues les plus parlées dans le Monde pour éviter toute marginalisation intellectuelle inéluctable. Mais on ne pourra pas défendre le français sans le respect des autres langues ! Le risque serait d’autant plus grand de tomber dans des relents de néocolonialisme. Car « la langue de Senghor et de Césaire ne saurait être accusée de ce méfait !


Pierre VERGÈS, Vice-Président du Conseil régional de la Réunion
Pierre VERGÈS, Vice-Président du Conseil régional de la Réunion
Pierre VERGES « La Francophonie habite des petits îlots dans un Océan indien anglophone » !.

Pierre VERGÈS, Vice-Président du Conseil régional de la Réunion, exhorte à la promotion des cultures francophones dans leur identité plurielle. D’autant que la mondialisation conduit à des positionnements politiques nécessaires. A ce titre, l’Océan Indien est une zone d’influence majeure, mais la Francophonie connaît un rayonnement contrasté au sein de la région. La Francophonie habite des petits îlots dans un Océan indien anglophone! Elle doit donc se redessiner un positionnement géostratégique, d’autant que le recul de cette langue à Madagascar est un échec pour la France.

La Réunion en tant que territoire d’Outre Mer est profondément attachée à la Francophonie mais serait désireuse également de faire valoir la diversité de ses peuplements. Elle constitue un « laboratoire stratégique du Monde » à cultiver par le biais de la reconnaissance de la diversité culturelle. Une réelle volonté d’exalter l’identité culturelle est inscrite dans cette île et la Francophonie ne doit pas oublier l’importance de la coopération régionale et du co-développement pour asseoir son influence. Car elle est aussi un état d’esprit à partager qui lui impose de se défaire de certaines rigueurs relatives à la libre circulation et à l’obtention du visa en France, à un moment ou l’isolationnisme est dangereux. Et où le citoyen francophone se devrait d’être accueilli dans la dignité.


Dominique WOLTON, Directeur de recherche au CNRS, Directeur de l’Institut des Sciences de la Communication
Dominique WOLTON, Directeur de recherche au CNRS, Directeur de l’Institut des Sciences de la Communication
Dominique WOLTON « l’Uniformisation et la standardisation des Cultures est à prévoir face à la Mondialisation » !

Dominique WOLTON, Directeur de recherche au CNRS, Directeur de l’Institut des Sciences de la Communication met en garde sur les dangers de la globalisation qui s’est faite en trois temps : le premier est survenu suite à la seconde guerre mondiale avec l’avènement de l’ONU et des instances internationales, ensuite la mondialisation économique a été introduite à partir des années 80 avec l’avènement d’une énorme machine capitaliste qui va creuser les écarts et faire naître les inégalités sociales entre le Nord et le Sud, et le troisième temps s’est inscrit dans la chute des idéologies et le renforcement de l’émergence des identités avec le risque des clivages et des chocs entre les civilisations que cela implique aujourd’hui.

La Francophonie est au cœur des enjeux politiques de demain avec l’émergence des problèmes culturels. Car si la Convention de la diversité culturelle est adoptée par l’UNESCO qu’en est-il en pratique ?

Aujourd’hui, plus que jamais il faut valoriser le rôle des ères linguistiques. Pour cela la Francophonie doit faire un travail pour se remettre à niveau, elle est un instrument diplomatique prodigieux mais qui a aussi ses forces et ses faiblesses. Par ailleurs, la France doit cesser d’être le seul contributeur, elle finance 75 à 80% de l’OIF, il faut arrêter son « néocolonialisme par la présence ».

Il faut également impliquer la société civile dans cet espace, la Francophonie ne saurait se limiter à la France, ni à n’être qu’une langue mais elle doit concerner l’ensemble de langues maternelles qui mettent en avant la laïcité dans cet espace. Il faut accepter du reste la Francophonie avec ses complexités mais il est impérieux de se défaire de l’image de la Françafrique et lui accorder une plus grande liberté, ne pas la limiter à une langue nationale. Il faut investir des générations plus jeunes pour pourvoir se projeter dans l’avenir. Il faut également « inclure le Capitalisme dans la Francophonie et non pas se limiter au développement durable » !

Il faut pour se faire, investir les nouveaux espaces industriels culturels de la connaissance. Pourquoi ne pas créer un Erasmus Francophone ?

Par toutes ces initiatives nous pourrons contribuer à élargir la Franco-sphère, tout en assouplissant les critères d’éligibilité. Tout comme pour l’Environnement, la bataille pour la diversité culturelle peut être gagnée, car nous devons vivre notre Monde avec ses paradoxes : «on ne peut pas se passer de l’autre mais il faut apprendre à cohabiter avec l’autre » ! La Francophonie face à la diversité culturelle, relance une nouvelle fois le débat de l’universalité de l’autre et aujourd’hui la Francophonie se nourrit de l’unité dans la diversité.



Frédéric BOUILLEUX, Directeur de la Langue française et de la Diversité culturelle et linguistique à l'Organisation Internationale de la Francophonie
Frédéric BOUILLEUX, Directeur de la Langue française et de la Diversité culturelle et linguistique à l'Organisation Internationale de la Francophonie
Frédéric BOUILLEUX « Il ne faut pas brouiller les identités au service d’une seule façon de s’exprimer » !

Frédéric BOUILLEUX, Directeur de la Langue française et de la Diversité culturelle et linguistique à l'Organisation Internationale de la Francophonie, rappelle la nécessité pour une Mondialisation qui soit porteuse d’égalité et d’espoir. Quel est le poids aujourd’hui de la Convention de l’UNESCO sur la diversité culturelle ? Dès sa création la Francophonie s’est évertuée à mettre en œuvre cette vision du dialogue des cultures et l’ensemble de ses programmations se basent sur cette stratégie.


Souleymane CISSÉ, Cinéaste malien, Président de l'Union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l'audiovisuel de l'Afrique de l'Ouest (UCECAO)
Souleymane CISSÉ, Cinéaste malien, Président de l'Union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l'audiovisuel de l'Afrique de l'Ouest (UCECAO)
Souleymane CISSÉ « Il faut arrêter la guerre des langues » !

Souleymane CISSÉ, Cinéaste malien, Président de l'Union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l'audiovisuel de l'Afrique de l'Ouest (UCECAO) rappelle au travers d’un documentaire, ce clash entre les langues et les civilisations. La guerre des langues existe depuis des siècles elle se nourrit par la méconnaissance de la culture de l’autre. Ignorer les diversités culturelles, serait assassiner la culture humaine au pluriel.


Jean-Claude JACQ Secrétaire général de l'Alliance française de Paris
Jean-Claude JACQ Secrétaire général de l'Alliance française de Paris
Jean-Claude JACQ « Le français se trouve dans une position de confluence entre deux idéologies contraires » !

Jean-Claude JACQ Secrétaire général de l'Alliance française de Paris, rappelle qu’il s’agit avant tout d’une même vision du Monde quand on partage une même langue. Mais toute hégémonie d’une langue est aussi un danger, c’est pourquoi il faut se prémunir de toute stérilisation de la pensée qui consisterait à nier la diversité culturelle. On assiste aujourd’hui à un double paradoxe : D’une part le besoin d’une langue commune ou « la nostalgie de fusion » masquant l’influence de l’empire, car la langue accompagne toujours la puissance et d’autre part, une recherche de l’identité ou « l’ivresse d’attache ». Ceci explique pourquoi aujourd’hui, le français se trouve dans une position de confluence entre deux idéologies contraires.

Il faut éviter que la langue française ne devienne un recours contre le fondamentalisme de tous bords. Dans son « dialogue des cultures » Régis Debray reprend l’idée de Lévy Strauss qui dit « il n’y a pas d’identité sans un minimum d’altercation avec un autre que soi » La Francophonie offre l’occasion d’une altercation dépassée. Si aujourd’hui, la Francophonie doit faire son deuil de l’espace diplomatique, elle doit retrouver sa place sur la question des identités culturelles, de l’environnement, de la gestion des conflits, des aléas de la mondialisation.


Driss KHROUZ]b, Directeur de la Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc
Driss KHROUZ]b, Directeur de la Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc
Driss KHROUZ « La question des langues se doit de se débarrasser des poussées xénophobes du passé» !

Driss KHROUZ, Directeur de la Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc estime pour sa part que ni la Mondialisation ni l’anglais ne constituent des menaces pour la Francophonie. La langue n’est plus au service de la domination, car elle véhicule des valeurs, comme l’entendait d’ailleurs Saint-Exupéry.

La langue française au contraire, s’est enrichie par le biais de ses diverses traductions et du contact des peuples. Sa force est dans sa capacité de partage dans le respect et la dignité de l’autre. Pour Driss Khrouz, la langue française ne saurait être assimilée à la France, elle est plus assimilée à des profondeurs humaines, même si l’histoire entre le Nord et le Sud fut teintée de haine et d’amour. Il faut aujourd’hui dépasser ces mythes et les souffrances du passé, pour parvenir à un échange concerté et partagé. La diversité culturelle signifie la négociation des compromis et des intérêts en partage. L’Histoire ne peut se permettre d’être un « Paradis perdu » il faudrait plus se référer au legs humaniste et civilisationnel.

Il « ne saurait y avoir de procuration à la France par le biais de la Francophonie» Aujourd’hui la Francophonie est un projet de société, et au-delà des retrouvailles diplomatiques elle signifie cohabitation dans la paix même si le dialogue est parfois douloureux au sein de sa propre matrice. La négociation est importante car « je suis pas toi, mais ton ami » !Si le protectorat est condamnable il a ouvert la voie également à un espace de coexistence et d’amour entre les peuples. Il faut aujourd’hui, réviser l’histoire des sociétés et des peuples, car la diversité est la noria féconde d’un Monde qui bouge.


Ancien ambassadeur de France à l’UNESCO, Conseiller d'Etat
Ancien ambassadeur de France à l’UNESCO, Conseiller d'Etat
Jean MUSITELLI « La Diversité culturelle est inscrite dans le Droit international » !

Jean MUSITELLI Ancien ambassadeur de France à l’UNESCO, Conseiller d'Etat, a rappelé l’importance de la Convention sur la diversité culturelle qui fut adoptée en 2005 par l’UNESCO car elle est dans son application une façon de faire face à l’hyper culture globalisée qui menace le Monde. Car le risque de formatage culturel est grand pour les générations à venir. La Francophonie est dès lors, le seul recours, là où la Mondialisation risque de favoriser l’isolement et le repli identitaire. Elle devra être cohérente, vigilante et dans l’action pour dynamiser les échanges, créer des circuits locaux en vue permettre la mise en application de ces programmes de coopération et d’échange.


Rithy PANH],Cinéaste cambodgien
Rithy PANH],Cinéaste cambodgien
Rithy PANH « Je sens un malaise quand je pense à la Francophonie » !

Rithy PANH, Cinéaste cambodgien a rappelé que pour son pays d’origine la langue française fut une langue qui symbolisait la résistance. Elle est un rappel du génocide et une façon d’affronter le retour historique de cette tragédie. Si elle fut un espace de réflexion en commun, aujourd’hui la réalité est autre, car la langue française au Cambodge ne se parle plus. Langue dont l’enseignement est destiné aux élites. Pourtant son enseignement pourrait contribuer à l’effort de mémoire,, elle pourrait signifier un retour au passé, une façon de voir les choses. Le cinéaste met par ailleurs en lumière, l’absence de coopération culturelle Sud-Sud et le fait que la Francophonie n’encourage pas ce genre d’échange.
Alors que le développement durable et les questions liées à l’environnement se posent comme des enjeux majeurs pour l’humanité, la Francophonie et le développement durable s’inscrivent désormais dans l’agenda multilatéral de la Francophonie.


Laure DELCOUR,Directrice de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques
Laure DELCOUR,Directrice de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques
Laure DELCOUR, « l’Environnement est un enjeu majeur des relations internationales » !

Laure DELCOUR, Directrice de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques, rappelle que l’Environnement n’est plus le problème d’un seul Etat mais du Monde dans sa globalité. Par ailleurs les questions liées au développement durable ont agrandi le clivage entre pays développés et en voie de développement.

La question centrale aujourd’hui, est de savoir si la Francophonie peut servir de cadre de dialogue pour le développement durable ?


Jacques MYARD, Député, Membre de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale
Jacques MYARD, Député, Membre de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale
Jacques MYARD « Le développement durable est-il une voie d’avenir pour la Francophonie » ?

Jacques MYARD, Député, Membre de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale, met en lumière le renoncement de parler français, ce qui risque de contribuer à des retours en force de réflexes identitaires exacerbés. Notamment dans les entreprises françaises. Une responsabilité française pour autant, encouragée par le « globish » langue globalisée qu’est l’anglais commercial. Cette perspective nous amènerait à regarder le Monde à travers le prisme des années 60. Mais le déclin de l’économie américaine étant à prévoir, la montée de l’hispanisme ne garantira pas pour autant l’hégémonie de l’anglais. Au contraire, le Monde va se tourner vers un multilinguisme planétaire avec l’anglais en tête de liste pour le commercial, l’espagnol, le chinois et le français. La Francophonie restera le seul espace où le dialogue entre les civilisations sera possible. L’instrumentalisation tant scientifique qu’économique que constitue le français va favoriser l’économie durable. C’est un enjeu que la Francophonie devra s’approprier pour constituer le concert des Nations.


Soumaïla CISSÉ,Président de la Commission de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA)]
Soumaïla CISSÉ,Président de la Commission de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA)]
Soumaïla CISSÉ « La Francophonie peut être un outil d’intégration pour le développement »!


Soumaïla CISSÉ, [bPrésident de la Commission de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA)]b
est convaincu que la Francophonie est un outil d’intégration majeur dans la région. Plus qu’une langue, la Francophonie opère en tant que courroie de transmission entre les peuples.
Il ne faut cependant pas se départir de certaines réalités africaines, car les peuples ne parlent pas tous français, en Afrique elle reste une langue de l’élite et le danger viendrait qu’elle soit utilisée comme outil de pouvoir contre le pauvre ou l’analphabète. Il reste qu’aujourd’hui, le développement d’une langue en Afrique est indépendant du développement durable. Ce sont deux actions différentes.


Sékou TOURÉ, Ancien directeur du Bureau régional pour l'Afrique du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE)
Sékou TOURÉ, Ancien directeur du Bureau régional pour l'Afrique du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE)
Sékou TOURÉ, « La langue est un vecteur d’occupation de l’espace et de l’esprit » !

Sékou TOURÉ, Ancien directeur du Bureau régional pour l'Afrique du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), Commissaire à la résolution des conflits au Fonds pour l'environnement mondial (FEM) avance pour sa part que pour occuper l’espace francophone il faut faire preuve d’innovation, et le même précepte es alloué s’agissant du développement durable. L’Afrique est un noyau important dans l’espace francophone, mais la Francophonie doit aussi s’investir dans la préservation de l’environnement, la lutte contre la désertification, la sauvegarde de la biodiversité etc.… La solution réside dans l’échange et le partage car la Francophonie est un espace d’avenir qui peut contribuer à diminuer les inégalités et les écarts entre le Nord et le Sud.


Fatimata DIA TOURÉ, « Le développement durable est une priorité de la Francophonie » !

Fatimata DIA TOURÉ, Directrice de l'Institut de l'énergie et de l'environnement de la Francophonie (IEPF) Rappelle que depuis 2005, l’IFEA, lors du Sommet de Ouagadougou, la Francophonie s’est investie dans l’aide au développement et la lutte contre la pauvreté. Par le biais de programmes de formations, de transferts de connaissance et de technologie propres aux pays en développement. Mais elle a également rappelé que la Francophonie n’intervenait pas en tant que bailleur de fonds mais plus comme un organe de sensibilisation, de formation.


Pierre-André WILTZER,Ancien ministre délégué de la Coopération, du Développement et de la Francophonie
Pierre-André WILTZER,Ancien ministre délégué de la Coopération, du Développement et de la Francophonie
Pierre-André WILTZER « Le Français ne sera sauvé que par l’Afrique » !



Pierre-André WILTZER, Ancien ministre délégué de la Coopération, du Développement et de la Francophonie souligne l’écart constant entre les objectifs de l’OIF et les moyens qu’on lui donne et le débat entre l’élargissement ou l’approfondissement. Aujourd’hui il faudrait s’intéresser aux priorités, et aux finalités.


Par ailleurs, face à la mondialisation, la langue française ne survivra pas car l’avenir prévoit des rapports de force selon les locuteurs. Le français ne peut pas trouver de ressources en Europe, « le français ne sera sauvé que par l’Afrique » ! S’agissant du développement durable, il est aussi une priorité reconnue pour la Francophonie et l’heure est aux priorités dans ses actions.


En conclusion : la Francophonie doit apprendre à vivre et à se nourrir de ses contradictions, elle doit promouvoir le dialogue des cultures, et creuser un peu plus la notion d’Altercation surmontée comme dans la pensée de Lévy Strauss.

La diversité culturelle n’est ni éparpillement ni domination elle est la rencontre d’espaces différents. Elle permettra aussi de se débarrasser de l’Afro-Centrisme qui prévaut et le retour à l’indigénisation des peuples d’Afrique qui risquent de s’amputer de leur bi-culturalité. Il faut cesser de voir la Francophonie au travers du seul prisme de la France, car « la Francophonie c’est nous » !

Une langue qui se superpose à la langue maternelle, ne saurait en aucun cas l’assimiler, mais l’accompagner sur le chemin de la tolérance et l’identité culturelle au pluriel. En tant que minorité on représenterait l’absent, avec la Francophonie on accédera à une identité multiple. Il n’y a pas un «français mais des français » de diverses religions, races et couleurs. Il est encore temps comme le disait Léopold Sédar Senghor « d’aller au rendez-vous de la Francophonie du donner et du recevoir » !


destindelafrique.com

Vendredi 09 Mai 2008
H/A/S Rédaction : destindelafrique.com
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1. Posté par kaparan, Cameroun le 09/05/2008 17:52
on l'emmerde cette France! Qu'est-ce qu'elle a fait de bon pour moi africaine? M'apprendre à hair mon frere du Burundi? à maltraiter ma soeur gabonaise? à minimiser mon cousin nigérien ou tchadien? A traiter ma langue maternelle de Patois? A avoir honte de la langue de ma mère? de la parler à l'école avec mes camarades issues de la même régions que moi? Ecoutez! Y'en a marre quoi!

2. Posté par nefertiti, burkina le 09/05/2008 18:01
La France (le régime Sarkozy) vient de mettre sur pied sa fameuse, célèbre idée de l'immigration choisie. Etait-ce avec l'aide des Africains? pourquoi dit-elle qu'elle a besoin de l'Afrique pour maintenir la Francophonie? Elle n'a qu'à ignorer notre existence. Jusqu'à quand l'Afrique participera-t-elle à la construction et au developpement de la France à son détriment? le mone fonctionne aujourd'hui dans le principe du donner et du recevoir. Tu ne me donne rien de concret, t'as rien!

3. Posté par bruna, martinique le 09/05/2008 18:09
je suis désoléé de lire les commentaires de mes prédecesseurs. nous avons une charte des droits de l'homme qui prone le respect entre les races. Nous les africains, nous aimons traiter les blancs de racistes pourtant nous sommes aussi racistes qu'eux. il suffit qu'on voit un français à la peau blanche passer à côté de notre maison, et tout de suite nous proférons des injures, nous le regardons de haut en bas, comme s'il devait porter tous les péchés du monde. Dieu nous as crée égaux et nous devons nous respecter les uns les autres. Merci pour votre compréhension.

4. Posté par kaparan, Cameroun le 09/05/2008 18:12
Bravo mlle! Je vois que vous defendez bien votre maitre, votre colon la France. A voir le pays à partir duquel vous réagissez.

5. Posté par nefertiti, burkina le 09/05/2008 18:17
Tu ferais mieux bruna de demander à ton président sarkozy de développer ton pays pour ne pas dire ton territoire, de faire en sorte que les martiniquais se sentent d'abord africains puis français, et de créer plus d'écoles de sciences politiques, de relations internationales. A ce je sache, les martiniquais passent plus de temps à poétiser, à rêver, à chanter et à danser au lieu de participer au devéloppement de leur continent mère.

6. Posté par seyni, dakar le 09/05/2008 18:32
Hé! vous là, vous n'avez rien d'autres à faire que de polémiquer sur des choses qui ne vous apporterons rien que famine et misère. Nopi léne!

7. Posté par julicia le 09/05/2008 18:38
nefertiti tu fais une grave confusion:nous les martiquais tout en étant des poètes nous travaillons dure et participons au développement de notre pays. Ne connaissez vous pas l'histoir d'aimé cesaire c'est grace à sa poésie et à ses reves que l'afrique est aujourd'hui sorti des ténébres. cher nefertiti faite un tour au martinique sa vous changera les idées.

8. Posté par nefertiti, burkina le 09/05/2008 18:44
.Il a sorti quelle Afrique des ténèbres? L'Afrique qui est dans ses poésies ou celle qui moisit actuellement dans les maladies, les conflits de tous genre, la pauvreté et la misère? Je l'ai bien dit, vous passez votre temps à rêver dans les écrits au lieu de poser des actions.

9. Posté par seyni, dakar le 09/05/2008 18:45
Qu'Aimé Césaire repose en paix!

10. Posté par tonton idriss, Tchad le 09/05/2008 18:59
je pense Julicia que si ton territoire la martinique était si devéloppée que cela vous seriez de tout coeur avec la France, pourtant ce n'est pas le cas. Claude Siar qui est votre cousin germain le chante et le répète tout le temps sur RFI. Générations conscientes, reveillez-vous!

11. Posté par fils, côte d'ivoire le 09/05/2008 19:00
mon pays moisit aujourd'hui. C'est à cause de qui? La France.

12. Posté par tonton idriss, Tchad le 09/05/2008 19:07
J'ai pitié de Abdou Diouf. Je me demande s'il est heureux là où il est. Moi par contre, je pense que l'union africaine devrait aussi institutionaliser l'une de nos langues africaines, et en faire la langue de l'Afrique. Parlée du nord au sud et de l'est à l'ouest. Et créer une institution comme celle de la francophonie, pour promouvoir cette langue dans toute l'Afrique et dans le monde entier, surtout dans les pays où l'Afrique, par les racines et la couleur de la peau des habitants, est le plus fortement représentée, comme le brésil, et proposer à la tête de cette nouvelle institution, Abdou Diouf. Je pense que là il aura plus de considération en Afrique.

13. Posté par madina le 09/05/2008 19:21
Tonton drissa ne serais tu pas par hasard vieux. je vois que t'est entrain de réver.

Redescent sur terre.
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14. Posté par Pascale le 09/05/2008 20:27
La francophonie nous pompe l'air.
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15. Posté par ndabéka le 09/05/2008 20:51
on dira comme le premier président sénégalais , le francophonie est un mal necessaire. Compte tenu des nombreuses langues et dialectes en Afrique il est difficile, voire impossible de trouver une langue commune qui puisse fédérer tous les peuples et ethnies d'un même pays, c'est dans ce sens que la langue française, cela pourrait aussi être la langue polonaise ou russe constitue un socle un lien d'unité entre les différents composants d'une même nation

16. Posté par Cyrille le 09/05/2008 20:56
en tant qu'africain je suis d'accord de l'utilisation de la langue française comme langue officielle, par contre je suis tout à fait opposé à ce que les africains se constituent en défenseur de cette langue. ce rôle de gardien de la langue française imcobe à la France et à la France seulement.C'est la langue française et par conséquent la culture et la civilisation françaises qui sont menacées et non pas nos cultures et civilisations africaines. Je trouve tout à fait anormal que nos chefs d'Etat passent tout leur temps à défendre cette belle

17. Posté par Gagnoa le 10/05/2008 09:45
comme toutes les autres langues parlées dans le monde le français fait les frais de l'invasion de l'anglais. Grâce aux américains la langue angkaise est devenu incontournable Toutes les publications scientifiques économiques informatiques sont en anglais, même leur dans fameuse école sciences Po certains cours sont dispensés en anglais

18. Posté par Ndakarou le 10/05/2008 12:45
L'essouflement est simplement du au retard que le francais a accusé, par rapport à l'anglais sur le plan des nouvelles technologies. Une langue qui ne se recrée pas est condamnée à la disparition. Une langue ne vit que du néologisme. Le nom ou le substantif sert à nomer entre autre les objets que l'on a inventé. La francais n'invente plus, le francais peine meme a franciser. L'Afrique ne pourra point sauver le francais si elle reste la dernière sur liste des inventeurs.
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19. Posté par KADIRA- DJIBOUTI le 17/05/2008 22:49
La France est un pays qui ne se respecte pas, qui ne respecte pas sa langue, bref qui ne s'aime pas. Oui, la France ne s'aime pas.Elle ne s'aime pas car elle maltraite tous ceux qui parlent sa langue.Regardez ce qui se passe en France, on chasse du territoire fançais des francophones, malgré la race.

Les plus pauvres du monde parlent français, les pays où il y a le plus souvent des guerres civiles sont à majorié francophones, malheureusement.

Même les français n'aiment pas la francophonie, n'aiment pas ceux qui parlen leur langue et préfèrent accueillir les aures.

Moi, je regrette d'avoir appris le français, mais je ne mettrai jamais mes enfants dans une école où on apprend le fançais.

J'ai decidé, mes enfants iront dans des écoles où on apprend l'anglais et l'arabe, point.

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