Nelson Mandela a participé en 1944 à 'l' African National Congress', parti modéré de la bourgeoisie noire. Emprisonné neuf mois en 1952 après le succès de la première campagne de désobéissance civile, il sera acquitté. Il crée alors un mouvement armé à l'intérieur de l'ANC. Il voyage pendant quelques temps en Afrique et à Londres mais, à son retour, il est arrêté et condamné à cinq ans de prison. Un deuxième procès se conclut par une condamnation à perpétuité. Refusant toute proposition de liberté conditionnelle, il sera tout de même libéré en 1990. Il dirige alors l'ANC légalisée afin de construire une Afrique du Sud unie et aspire à la création d'un Parlement élu par tous sur une base non raciale.
Il entreprend des négociations avec le gouvernement blanc, malgré un regain de violence des extrémistes de la minorité blanche. Un accord aboutit à la fixation d'élections générales au suffrage universel en 1994. Mandela devient alors le premier dirigeant noir de l'Afrique du Sud et se voit décerner le Prix Nobel de la Paix.
Cependant, cet homme et son parti, l’ANC, sont toujours inscrits sur la liste des terroristes des Etats-Unis jusqu'au 28 Juin 2008, où ils ont décidé de franchir une nouvelle étape pour effacer cette grande honte qui déshonore ce grand leader".
"Nelson Mandela n'a pas sa place sur une liste de surveillance des suspects de terrorisme, point", a renchéri son collègue de parti, Sheldon Whitehouse.
La Chambre des représentants américaine avait adopté en mai une loi similaire. Le texte va être transmis à la Maison blanche pour obtenir la signature du président George W. Bush.
La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, avait appelé en avril une commission du Sénat à lever les restrictions imposées au Congrès national africain (ANC). Elle avait jugé "plutôt embarrassant" d'avoir à "intervenir personnellement pour autoriser l'entrée sur le territoire de (son) homologue sud-africain, sans parler du grand dirigeant Nelson Mandela.
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