"Il est très clair que l'impasse dans laquelle se trouve actuellement le dialogue doit être débloquée, et pour cela nous avons besoin de l'aide de la SADC (Communauté de développement de l'Afrique australe) et de son médiateur (le président sud-africain) Thabo Mbeki", a affirmé le porte-parole du MDC Nelson Chamisa, à la radio SA FM.
"Il vaut mieux parler que se battre. Notre pays est si important, si précieux. Nous devons résoudre nos différends à travers le dialogue pour la prospérité et la stabilité du pays", a ajouté le porte-parole du parti de l'opposant Morgan Tsvangirai.
Le président zimbabwéen Robert Mugabe a menacé de former un gouvernement si Tsvangirai ne signait pas un accord sur un partage du pouvoir, a rapporté jeudi le quotidien d'Etat The Herald. La formation d'un gouvernement sans accord serait "tragique", a affirmé vendredi Nelson Chamisa.
"De fait, il commettrait un suicide politique parce qu'il n'y a aucune possibilité pour un cabinet de fonctionner, car il n'a pas de légitimité, ni la confiance et le soutien du peuple comme en bénéficie le MDC", a expliqué le porte-parole du MDC.
Les discussions entre le régime et le MDC sont suspendues depuis la mi-août.
Les deux parties avaient rencontré la semaine dernière à Pretoria le président Mbeki pour tenter de sortir de la crise née de la défaite du régime aux élections générales de mars, puis de la réélection controversée fin juin du chef de l'Etat, 84 ans, qui dirige le pays depuis l'indépendance en 1980.
AFP